Phare de Richard
Dans la commune de Jau-Dignac et Loyrac, en bordure des "polders de Hollande" aménagés au 17° siècle sur la rive de gauche, un arbre guide la navigation sur l'estuaire de Gironde, le plus vaste d'Europe : L'arbre de Richard.
Au début du 19° siècle, l'arbre est abattu par la tempête. Un phare en maçonnerie est construit en 1843, haut de 18 mètres. Ce lieu devient le rendez-vous communal et des bals populaires sont organisés.
Le phare de Richard n'étant pas assez visible, un deuxième phare est érigé à proximité en 1870, entièrement métallique et d'une hauteur de 31 mètres. Par sa structure ce phare a été faussement attribué à l'architecte Gustave Eiffel.
Le ministère des Travaux Publics décide le déclassement du phare de Richard le 15/10/1953. Le chenal de navigation est repéré par des bouées.
En 1955, le monument est vendu à un particulier pour en faire une résidence secondaire, il le laissa à l'abandon, saccagé et envahi par les broussailles. Le phare sous les ronces
Le domaine reste abandonné et l'ouvrage en métal est détruit pour vendre la ferraille le 17 janvier 1956.
Encouragé par l'initiative de débroussaillage d'une poignée de jeunes de la commune, le maire de Jau-Dignac et Loirac, M. René Coutreau, malgré les réticences de certains conseillers de l'époque, décide d'acheter et de restaurer le phare de Richard en 1984. Grâce à l'acharnement du maire du Jau-Dignac et Loirac, le monument devient enfin propriété communale, le 2 décembre 1988.
Aprés presque 5 ans de batailles juridiques, politiques et financières, la restauration du phare peut commencer. L'architecture de l'ensemble du monument est conservée et la tour reste à l'origine.
Le site devient un lieu touristique et culturel en 1992, reconnu et apprécié.
Le musée retrace la vie de l'estuaire du XIX° à nos jours, il rappelle l'existence de l'ostréiculture pratiquée sur la commune jusqu'en 1975.

